Ce blog présente quotidiennement

un premier choix non définitif d'images pour les séries en cours.

Il vient en complément du site www.yannickvallet.com qui, lui,

présente un panorama complet de mon travail.


27 juillet 2013

FERMETURE
pour
CONGÉS ANNUELS

Réouverture le 24 août 2013




Reopen on August 24th, 2013


Sans titre, 2010 - Photo © Yannick Vallet

26 juillet 2013

Tous aux bains

Quatre canoës, Drôme, 2012
Série Tous aux bains, les rivières - Photo © Yannick Vallet

25 juillet 2013

Bernadette Lafont 1938 - 2013






LES MISTONS de François Truffaut (1958)
(séquence d'ouverture)




Photo © Sam Lévin (1958)

Tous aux bains

Face au Roubion, Drôme, 2012
Série Tous aux bains, les rivières - Photo © Yannick Vallet

24 juillet 2013

A l'origine

Sans titre, 2013 - Série À l'origine - Photo © Yannick Vallet

23 juillet 2013

Tous aux bains

Parasols, Les cascades de Sautadet, Ardèche, 2011
Série Tous aux bains, les rivières - Photo © Yannick Vallet

22 juillet 2013

Tous aux bains

Pour l'esprit, Gorges de la Vis, Cévennes, 2012
Série Tous aux bains, les rivières - Photo © Yannick Vallet

21 juillet 2013

Derrière le rideau

Tout a commencé un matin tôt. Très tôt. Direction l'aéroport. Direction Roissy-Charles-de-Gaulle. Direction inconnue.
Quelques heures d'attente, de trajet et encore d'attente. Et la destination, la bonne, s'affiche enfin : Prague.

Il y a quelques années, j'avais émis l'idée d'aller à Prague. Une lubie alors que j'avais découvert cette ville dans le "Mission impossible" de Brian de Palma. Une véritable toquade de cinéphile. Eh oui, on ne se refait pas !

Au-dessus de Prague, 2013 - Photo © Yannick Vallet

Mais cette fois-ci, ça y est. Le fantasme prend forme. Et quatre-vingt dix minutes de vol plus tard, c'est l'atterrissage.
Je ne sais pas grand-chose de Prague et de la République Tchèque. Si ce n'est ce qu'on apprend à l'école !
Passée sous le joug communiste à la fin des années 40, la Tchécoslovaquie va vivre vingt ans sans que personne en Europe ne se soucie vraiment d'elle. Puis en 1968, c'est le fameux Printemps de Prague. Les Tchécoslovaques veulent un socialisme à visage humain et Alexander Dubček, le nouveau président fraîchement élu, entame des réformes. Mais Moscou ne voit pas ça d'un très bon œil et les chars soviétiques entrent dans Prague en août 1968. S'ensuivra la "normalisation" du pays et l'immigration de milliers de personnes.
Puis c'est à nouveau une vingtaine d'années de communisme pur et dur, jusqu'à ce fameux jour de novembre 1989 où l'immuable bloc de l'Est vacille puis s'écroule. En Tchécoslovaquie, on a baptisé ce moment historique la Révolution de velours.
Enfin, en 1993, avec comme acteur principal Václav Havel, est proclamée la République Tchèque Indépendante. Elle entrera dans l'Union Européenne en 2004.

Voilà pour le résumé politico-historique mais finalement aujourd'hui, ce qui m'intrigue le plus, c'est de savoir si 40 années de communisme totalitaire, avec son lot de symboles et d'architecture stalinienne, a laissé son empreinte à Prague. Ou si, comme on peut le lire dans les guides, Prague ressemble plus à Paris, Rome ou Lisbonne qu'à Bucarest?

Atterrissage, Aéroport Václav Havel, Prague, 2013
Photo © Yannick Vallet

En une heure et demie de vol, j'ai le temps d'apprendre deux mots de tchèque, indispensables. Dobrý den (rouler le R), qui signifie Bonjour. Et Ne. Traduction : Non. Les autres mots sont tellement loin de notre langue que je n'arrive ni à les prononcer, ni à les retenir ! Tant pis. Nous verrons bien au moment voulu.

Jour #1, Prague, 2013

Atterrissage donc. Transfert à l'hôtel. Premier contact avec la ville qui semble plutôt tranquille. Et puis c'est parti pour trois jours de découverte à la recherche des traces de l'Histoire. Direction le centre ville tout proche, classé au Patrimoine mondial de l'UNESCO depuis 1992.

Horloge, Florenc, Prague, 2013
Photo © Yannick Vallet

Nous empruntons Sokolovská jusqu'à la gare routière de Florenc.
Premiers contacts avec un autre temps, cette étrange horloge salement rouillée et graffée à la base, qui trône au beau milieu de la place. Très années 80 ! Et quelques mètres plus loin, juste devant le McDo, une sorte d'étrange ovni, posé au milieu d'une pelouse un peu miteuse. Vraisemblablement le système d'aération d'une des trois lignes du métro qui passe juste sous nos pieds. Puis j'exulte. Ici, les bancs sont différents. Souvent par deux, leur dossier sert de support à des publicités. En fait, des sociétés spécialisées dans les dossiers de banc (Lavičky z osmičky, AD-Net) permettent à qui le désire de louer cet espace publicitaire original via internet. Chaque banc possède sa page et sa fiche signalétique, accompagné de sa photo. Et tous les bancs sont répertoriés. Des centaines d'images en lignes !

Bancs N°12 et N°13, Nové Město, Florenc, Prague, 2013
Photos © Yannick Vallet

À la croisée de Těšnov, Na Poříčí et Sokolovská, nous découvrons ce que nous avions vaguement entrevu avant d'atterrir : toutes les façades des immeubles sont peintes dans des couleurs à peine croyables. Des roses pâles, des verts amande, des jaunes paille, des bleus délavés ou des saumon orangés ! Et ceci n'est qu'un maigre échantillon…

Těšnov, Prague, 2013 - Photo © Yannick Vallet

Mais rien à voir avec une quelconque architecture stalinienne. Et plus nous nous enfonçons dans les petites rues de Staré Město (la vieille ville) et moins nous en voyons. Je suis presque déçu de voir ce que cette ville est devenue. Un musée à ciel ouvert. La moindre maison, le plus petit immeuble, la plus infime parcelle d'histoire a été ici restaurée. Nettoyée. Dépoussiérée. Repeinte. Tout a été comme remis à neuf. Et même si cette ville est habitée, son âme semble être bien loin. Même la place principale, Staroměstské náměstí, me fait penser à un énorme et très clean décor de cinéma.

Celetná Crystal, rue Štupartská, Prague, 2013 - Photo © Yannick Vallet

Avant de pousser jusqu'aux rives de la Vltava et le célèbre Pont Charles (Karlův most) - sur lequel se déroule d'ailleurs une scène de "Mission Impossible" (!) – petit détour par le (très) vieux cimetière juif. Le plus vieux d'Europe à ce qu'il paraît, puisqu'il fut ouvert au XVè siècle.
Manque de bol, aujourd'hui les portes viennent de fermer à l'instant. Il est 17h30 et impossible de pénétrer dans l'enceinte. Deux américaines hystériques font le forcing pour entrer et tentent de se glisser entre les grilles malgré la désapprobation du gardien hilare : "Crasy americans !". Mais se font choper et reconduire manu militari par la gardienne en chef, cerbère imposante et pas commode du tout !

Cimetière juif, Prague, 2013 - Photo © Yannick Vallet

Plus loin, entre deux immeubles du plus pur style XIXe siècle "haussmannien" s'ouvre soudain un grand espace avec, en toile de fond, une colline boisée et … (mais qu'est-ce qu'elle fait là ?) la Tour Eiffel ! Décidément, Prague ressemble effectivement plus à Paris qu'à une capitale de l'ancien bloc de l'Est ! Mais où sont passés les gros immeubles lourds et massifs du stalinisme ? En périphérie ? En banlieue ? Une chose est sûre, ils ne sont pas dans le quartier du centre. Trop ancien, trop archéologique, trop préservé. Mais alors où ? Le long de la rivière ? J'en doute … Quoique …
Quant à la tour Eiffel pragoise, elle date de 1891 et son sommet est au même niveau que la parisienne. Rien de plus !

Colline de Petřín, Prague, 2013 - Photo © Yannick Vallet

Finalement, après avoir arpenté les cinq cents mètres du Pont Charles, dans un sens puis dans l'autre, nous décidons de rentrer. Il fait froid. Et nous sommes debout depuis trop longtemps. Petit arrêt au Grand Café Orient, le seul café cubiste au monde, où le serveur adorable nous donne un cours accéléré de pragois. Deux nouveaux mots s'ajoutent ainsi à notre vocabulaire : Děkuji (prononcer "diécoué") qui veut dire Merci et Na shledanou (le h est muet), pour Au revoir.

Sokolovská, Prague, 2013 - Photo © Yannick Vallet


Deuxième jour

Jour #2, Prague, 2013

Le programme : découvrir Prague de l'autre côté du pont.
Le plus baroque de tous les quartiers, Malá Strana, est celui où se côtoie un nombre incalculable de palais et d'églises. Visiblement, ce n'est pas encore là que je trouverai les traces d'un passé communiste. Alors faisons comme tous les touristes, profitons des joyaux du XVIIe siècle ! Et puis, peut-être que si j'ai de la chance …

Église Saint Nicolas, Malá Strana, Prague, 2013
Photo © Yannick Vallet

La plus étrange des curiosités, je la découvre en empruntant le petit escalier qui mène à la mezzanine, à l'intérieur de l'Eglise Saint-Nicolas. Là, figés dans le bois du balcon où devaient s'accouder des dizaines de fidèles, sont gravés un nombre incalculable de signes, de croix, de dates et d'initiales. Des graffitis d'un autre âge dont certains ont plus de deux siècles. Vertigineux. Et très beau.

Graffitis, Eglise Saint Nicolas, Prague, 2013 - Photos © Yannick Vallet

À deux pas de là, Letenská est magnifique. Une rue épurée. Des rails de tramway. Du gris. Du blanc. Des pavés. Le temps qui s'écoule. Les souvenirs qui passent. Une étrange sérénité, une douceur diffuse et pleine de mystères …

Letenská, Malá Strana, Prague, 2013 - Photos © Yannick Vallet

Demi tour. Tandis que nous empruntons la rue Lázeňská, le soleil refait son apparition. En marche vers le sud de Malá Strana où planent les fantômes de Châteaubriant et Beethoven, nous croisons la route de John Lennon. Symbole ici, dans les années 80, de la liberté de parole, le mur graffé qui lui est dédié est aujourd'hui le lieu de passage obligé pour le sage touriste occidental. On y croise aussi bien de jeunes ados admirateurs des Beatles que de vieux babacools grisonnants et nostalgiques. Parions que dans quelques années, certains vendront ici des mugs, des casquettes ou des biscuits aux couleurs des grafs sans cesse renouvelés ...

Lennonova zeď, Prague, 2013 - Photo © Yannick Vallet

Arrivés près de la Vltava, nous remontons de nouveau vers la paisible Letenská. Traversant les jardins du Palais Wallenstein - où une pancarte nous signale qu'il est interdit de rouler en skate, d'y faire du vélo, de promener son chien ou d'y porter des revolvers (!) - nous nous décidons enfin. Il va falloir attaquer le gros morceau …


Palais Wallenstein, Prague, 2013 – Photo © Yannick Vallet

Le Château royal et la Cathédrale Saint-Guy sont juste au-dessus de nous, perchés en haut d'une colline qu'il va falloir gravir à pied. J'en suis fatigué d'avance, tellement nous faisons de kilomètres depuis vingt-quatre heures ! Pour me donner du courage, je me dis que de là-haut, nous allons avoir une vue imprenable. Et que de là-haut, forcément, nous pourrons repérer plus aisément ces fameuses architectures communistes que je cherche désespérément.
Arrivés au niveau de l'esplanade Hradanske, qui fait face au château, nous découvrons effectivement une vue panoramique sur une bonne partie de Prague. Et face à nous, tout au fond et dominant la ville, la Tour de télévision de Žižkov. Une incroyable antenne de télécommunication. Construite sous l'air communiste à la fin des années 80, cette étrange tour futuriste semble avoir été posée là par hasard, puis oubliée par une main extraterrestre, au beau milieu des palais et des églises baroques. Déconcertant.

Tour Žižkov, Prague, 2013 - Photo © Yannick Vallet

Finalement, je me dis que c'est ça Prague. Une ville historique dont la majeure partie des bâtiments datent des XVIIe, XVIIIe et XIXe siècle et que même un communisme totalitaire n'a pu défaire. À peine quelques traces ici et là témoignent de ce passage, de cette erreur de l'histoire, comme autant de cicatrices laissées par quelques fous ivres de pouvoir. Ici, dans cette ville qui fût un haut lieu de la culture - Mozart, Dvořák, Mucha, Kafka, Rilke, Kundera et d'autres y vécurent ou y séjournèrent - la richesse artistique de l'ancien Royaume de Bohème et des peuples d'Europe centrale est omniprésente et fait partie pour toujours des fondements de la société tchèque.

Nový Svět, Hradčany, Prague, 2013 - Photos © Yannick Vallet

Après un détour par la petite rue pavée du Nouveau Monde, Nový Svět, ancien village de Bohème du XIVe siècle, nous redescendons vers la rivière.

179 Loretanska, Hradčany, Prague, 2013 - Photo © Yannick Vallet

18h00. Éreintés et affamés, perdus au milieu d'un flot de touristes de plus en plus dense, nous cherchons un endroit où nous poser et nous restaurer...

Dobrý Apeti, Prague, 2013 - Photo © Yannick Vallet


Dernier jour

Jour #3, Prague, 2013

Je décide de nous écarter des chemins touristiques. Direction les quartiers de Vinohrady et Žižkov (celui-là même où s'élève l'antenne de télévision). Avec, en passant, un arrêt à la gare Masaryk qui, c'est le moins qu'on puisse dire, n'est plus de toute première fraîcheur !

Masarykovo nádraží, Prague, 2013 - Photos © Yannick Vallet

Ballade dans les rues adjacentes où s'alignent de façon impressionnante les immeubles baroques et Art Nouveau, toujours aux couleurs étonnantes. Jusqu'au parc Vrchlického qui longe la gare principale de Prague. Jardins en mauvais état, allées sales. Et des dizaines de sdf, assis sur les bancs ou arpentant l'espace à la recherche d'on ne sait quoi. Curieux comme les abords des gares, dans le monde entier, sont souvent des lieux d'errance pour ceux qui n'ont plus rien.

Tabak, Vrchlického sady, Prague, 2013 - Photo © Yannick Vallet

Puis de nouveau, cette espèce d'ovni que j'avais croisé tout près de la gare routière de Florenc. Au début du séjour.

Florenc et Vrchlického (diptyque), Prague, 2013
Photos © Yannick Vallet

Et à deux pas de là, la gare. Vu le plan, j'espérais un beau bâtiment érigé face à ses jardins. Style XIXe siècle, en pierre et acier. À la place de ça, je découvre une espèce de parallélépipède gris-noir, absolument abominable et sans aucune recherche esthétique. Si ce n'est celle de tout écraser. Le voilà donc mon exemple d'architecture communiste. Lourd et sans grâce. Au lieu de s'élever dans les airs, la gare nouvelle rampe près du sol comme un cafard immonde et démesuré.
Car l'ancienne gare, la vraie, l'originale, nous la découvrons de loin, quelques minutes plus tard, à deux cents mètres en retrait.

Riegrovy sady, Prague, 2013 - Photo © Yannick Vallet

Mais de la vieille ville, d'en bas, impossible d'apercevoir cette très étonnante bâtisse Art Nouveau. Seuls les deux clochetons qui encadrent l'entrée principale sont parfois visibles. L'autre, "la fausse", la masse informe et laide, construite dans les années 1970, semble avoir été volontairement placée là pour faire oublier les envies de départs et les rêves d'un ailleurs bien meilleur …

Tour de transmission, Žižkov, Prague, 2013
Photo © Yannick Vallet

Avant de reprendre l'avion, dernier détour par le centre. L'immense Place Venceslas (Václavské náměstí), sorte de Champs Elysées pragoises, déborde là aussi de touristes et d'enseignes mondialisées. L'inévitable MacDonalds (un à chaque bout), Starbucks Coffee (un de chaque côté), H&M, C&A, Yves Rocher, Sephora, Bata (qui originellement est tchèque !), Salamander, Levi's, Adidas, Marks & Spencer, KFC, Promod, tout y est, comme pour nous rappeler que, même ici, le mot consommation (spotřeba) est devenu une réalité tangible et incontestable. Ou comment lisser le monde par les marques …

Dans Nový Svět, Hradčany, Prague, 2013 - Photo © Yannick Vallet

Irrémédiablement attirés par la rivière, nous descendons la Rue Národní. Tout au bout, trône le Théâtre National et la Laterna Magica, son annexe "moderne", hideux et immense bloc de pavés de verre, qualifiée d'ailleurs par un guide touristique de "symbole d'une architecture stalinoïde en déclin définitif". Pas faux !
Le bâtiment est tellement laid que je n'arrive même pas à le photographier. C'est dire.

Caravane de chantier, Na Florenci, Prague, 2013
Photo © Yannick Vallet

Puis ce sont les quais Smetana. Karlova. La petite Place Malé (avec un arrêt štrúdl et glace à la cannelle. Divin !) Celetná. Na Příkopě, Na Florenci, Křižíkova et enfin Vítkova…

Pivnice U Fandy, Prvního pluku, Prague, 2013
Photo © Yannick Vallet
Guérite, Prvního pluku, Prague, 2013 - Photo © Yannick Vallet

Soudain, tandis que nous profitons des derniers rayons du soleil en attendant la navette pour l'aéroport, mon regard est attiré par un monument en hauteur, érigé sur une colline dans la perspective de la rue V Celnici. Incroyable ! Cela faisait trois jours que je le cherchais dans Prague alors qu'en fait il était là, juste sous mes yeux. Un énorme bâtiment de granit gris, dans le plus pur style stalinien. Je ressors la carte, pourtant définitivement remisée au fond de la valise, et le localise. Národní památník na Vítkově, le Mémorial National de Vitkov. Sa construction, qui a débuté en 1929, n'a en fait été achevée que dans les années 50, sous le régime communiste de Klement Gottwald. Gottwald dont le corps embaumé à la manière de Lénine, y fut exposé pendant des années.

Prague, 2013 – Photo © Yannick Vallet

Trop tard. Trop loin. Je ne pourrai pas photographier ce monument. Dommage. Ou plutôt tant mieux. Finalement, ce n'est certainement pas ce genre d'image que je devrais ramener de la capitale tchèque.
Plutôt des sensations, des ambiances. A l'image de cette rue Letenská, un lieu étrange où le temps semble s'être arrêté. Curieusement … Abandonnant dans nos têtes quelques traces d'un souvenir évanescent, comme les dernières effluves d'un parfum évanoui …

***

Ce volet de cette huitième rencontre a été publié à l'origine en trois parties dans le cadre de l'opération Vases communicants sur Dreamlands, le blog d'Olivier Hodasava : ICI, ICI et ICI.
Tandis que la partie d'Olivier a été publiée sur Deux ou trois choses : ICI

20 juillet 2013

En Ile de France

Comme un chat de porcelaine, Clamart, Hauts-de-Seine, 2013
Série Un jour, en France - Photo © Yannick Vallet

19 juillet 2013

En Anjou

Pignon, Roussay, Maine-et-Loire, 2013
Série Un jour, en France - Photo © Yannick Vallet

18 juillet 2013

En Ile de France

Brouettes, Orphelinat Saint-Philippe, Meudon, 2011
Série Un jour, en France - Photo © Yannick Vallet

17 juillet 2013

Ressac à La Petite Poule Noire

Dépéchez-vous, Ressac de Grégoire Eloy est encore visible une dizaine de jours à la galerie La Petite Poule Noire dans le 11e arrondissement de Paris. Une exposition étonnante autour de la mer d'Aral.

Série Ressac - Photo © Grégoire Eloy

La mer d'Aral qui, on le sait, rétrécie inexorablement depuis que dans les années 60 l'Union Soviétique a détourné le fleuve qui l'alimentait afin d'irriguer les champs de coton, n'est plus aujourd'hui qu'à 10% de sa surface originelle.

Série Ressac - Photo © Grégoire Eloy

Grégoire Eloy, qui a effectué entre 2008 et 2013 quatre voyages au Kazakhstan et en Ouzbékistan, nous donne à voir ici un travail exceptionnel, empreint d'une grande humanité et d'une belle compassion.

Série Ressac - Photo © Grégoire Eloy

Car le photographe ne nous propose effectivement pas un enième reportage à sensation sur des bateaux rouillés échoués sur un désert salé (!) mais plutôt un regard tendre sur des êtres humains désespérés qui ont perdu leur raison de vivre.

Série Ressac - Photo © Grégoire Eloy

Une magnifique série pleine de poésie qui alterne tirages couleur et photographies en noir et blanc, à la rencontre d'une mer dramatiquement absente.

Série Ressac - Photo © Grégoire Eloy

Une exposition qui vous prend aux tripes et qu'il faut absolument terminer par la vidéo de ce vieil homme, ancien ouvrier d'une usine de poisson, revenant pour la première fois avec son petit neveux sur les lieux de son passé, là où la mer n'existe plus. Terriblement émouvant …


RESSAC
La Petite poule noire - 12, boulevard des Filles du Calvaire - Paris XI
Du 1er juin au 27 juillet 2013
Du mardi au samedi de 12h à 19h
Métro : Saint-Sébatsien-Froissart